INFOLETTRE
Oui : je veux recevoir l'infolettre de Je cultive
  • 22-24 avril
    École Lavoie, Montréal
    300 élèves, 1e sec. géographie

  • 21-24 mars
    École Horizon
    St-Jean-Chrysostome
    Chaudière-Appalaches
    190 élèves, 1e sec. géographie

  • 13-14 mars
    École André-Laurendeau
    Saint-Hubert, Montérégie
    150 élèves, 1e sec. univers social

  • 12-18 mars
    École La Camaradière
    Québec
    120 élèves, 1e sec. géographie

  • 26 février
    Collège d’Anjou
    Montréal
    30 élèves, 4e sec.

  • 19 février
    École Saint-Jean-Baptiste
    Longueuil, Montérégie
    90 élèves, 1e sec. univers social

  • 18-27 février
    École Marguerite-de-la-Jemmerais
    Montréal
    240 élèves, 1e sec. géographie

  • 12 février
    École André-Laurendeau
    Saint-Hubert, Montérégie
    60 élèves, 1e sec. univers social

  • 5-13 février
    Collège Bourget
    Rigaud, Montérégie
    240 élèves, 1e sec. géographie

  • 15-16 janvier
    Polyvalente Saint-Joseph
    Mont-Laurier, Laurentides
    300 élèves, 1e sec. univers social

  • 18-19 novembre
    École des Timoniers
    Sainte-Catherine, Montérégie
    120 élèves, 1e sec. univers social

  • Le projet éducatif
    Je cultive ma citoyenneté
    a lieu en classe de janvier à avril

  • INSCRIPTIONS AUPRÈS DU CDEC :
    cdec@citoyennete.qc.ca
    514 729-4933 ou
    sans frais 1 866 307-4933

Guide de l'enseignant

  Introduction à l'agriculture québécoise et au projet Je cultive
   ma citoyenneté

  La mondialisation et l'agriculture
  Portrait de l'agriculture au Québec
  Le système agroalimentaire au Québec
  Citoyens du monde, consommons de façon responsable!

Introduction à l'agriculture québécoise et au projet Je cultive ma citoyenneté

L'agriculture québécoise : une activité fondamentale

Le Québec compte environ 43 405 agriculteurs et agricultrices. Femmes et hommes de passion, ils mettent à profit leurs multiples talents et connaissances pour produire des aliments de qualité. Entrepreneurs, gestionnaires et techniciens, les agriculteurs veillent au bon état de leurs champs, au bien-être et à la santé des animaux qu'ils élèvent.

Ils utilisent des pratiques éprouvées et innovatrices qui respectent des normes rigoureuses en matière de santé, de salubrité et d'environnement. Selon les contrats qu'ils négocient avec leurs clients – les transformateurs, les distributeurs de l'industrie de l'alimentation et le grand public – les agriculteurs s'engagent à livrer des produits de qualité en quantités suffisantes et selon des échéanciers précis.

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La mondialisation et l'agriculture :
opportunités et défis
La mondialisation et l'agriculture :opportunités et défis

Introduction à la mondialisation

Pour saisir les enjeux actuels de l'agriculture au Québec, il est essentiel de comprendre le phénomène de la mondialisation. L'intensification des échanges commerciaux entre les pays a des impacts sur l'agriculture, la transformation, la distribution et la consommation des aliments, chez nous et à travers le monde.

Dans cette section :

  • nous définirons tout d'abord ce qu'est la mondialisation

  • nous parlerons du rôle de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) dans les échanges économiques entre différents pays du monde

  • nous expliquerons les conséquences des ententes de l'OMC sur l'agriculture québécoise

  • et enfin, nous présenterons des exemples.

  • En résumé
  1. La mondialisation évoque la libre circulation des individus, des produits, des services et de l'information entre les différentes régions du monde.

  2. La mondialisation se caractérise par un système d'ententes internationales qui réglementent, notamment, l'immigration, le commerce des biens et services et les relations entre les gouvernements.

  3. L'Organisation mondiale du commerce (OMC) est l'organisme qui gère les ententes de commerce entre 150 pays membres. Ces accords constituent les règles juridiques de base du commerce international garantissant aux pays membres des droits commerciaux.

  4. La mondialisation a des effets positifs sur l’agriculture. Par exemple, les acériculteurs québécois exportent du sirop d’érable et des produits dérivés aux quatre coins de la planète.

  5. La mondialisation peut aussi avoir des impacts négatifs. C'est le cas des producteurs d'asperges québécois et ontariens qui ont perdu d'importants contrats d'approvisionnement avec des transformateurs et des chaînes d'alimentation, au profit des producteurs d'asperges du Pérou, dont les légumes étaient meilleur marché.

  6. Parmi les tendances, qui contribuent à un regain de la menace microbienne à travers le monde, figurent le rythme rapide de la croissance démographique, l'exode rural, les voyages et les échanges commerciaux internationaux.

  7. La mondialisation, qui crée une pression sur le rendement économique, a des effets grandissants sur la qualité de l'environnement.
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Portrait de l'agriculture au Québec :
économie, mise en marché, environnement et relève agricole
Portrait de l'agriculture au Québec :économie, mise en marché, environnement et relève agricole

Portait de l'agriculture au Québec

L'agriculture, c'est d'abord et avant tout des hommes et des femmes qui travaillent avec passion et savoir-faire à produire des aliments diversifiés et de qualité. Mais c'est aussi un des moteurs de l'économie du Québec.

Dans la section Portrait de l'agriculture au Québec :

  • nous verrons que les agriculteurs québécois utilisent la « mise en marché collective » et la « gestion de l'offre » pour mieux négocier la vente de leurs produits

  • nous résumerons ce que les agriculteurs font pour protéger l'environnement

  • nous parlerons de l'importance, pour les agriculteurs et ceux qui ne le sont pas, de cohabiter et de se comprendre;

  • et enfin, nous dirons quelques mots sur la très essentielle relève agricole.

  • En résumé
  1. Au Québec, l'agriculture est une activité économique majeure : au moins 10 % des emplois régionaux sont attribuables au secteur agricole dans 11 des 17 régions de la province.

  2. Pour mieux négocier la vente de leurs produits et en obtenir un prix décent, les agriculteurs du Québec ont développé la mise en marché collective. Ainsi, tous les agriculteurs d'une même production peuvent décider, par vote, de se regrouper pour négocier ensemble le même prix de vente pour un produit identique.

  3. La gestion de l'offre permet aux producteurs de lait, d'oeufs et de volailles d'ajuster la quantité d'aliments qu'ils produisent à la demande des consommateurs québécois et canadiens en obtenant en échange un revenu raisonnable pour leur travail.

  4. La mondialisation, avec la production grandissante des biens et des services et leur circulation croissante à travers le globe, suppose des réseaux de transport toujours plus achalandés et étendus, causant une pression toujours plus forte sur l'environnement.

  5. Les agriculteurs du Québec ont pris le virage vert au début des années 1990 en développant et en adoptant des méthodes de production qu'ils appellent « pratiques agroenvironnementales ».
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Le système agroalimentaire au Québec
Le système agroalimentaire au Québec
  • Le système agroalimentaire au Québec

La majorité des entreprises agricoles québécoises ne vendent pas leurs produits directement aux consommateurs. Avant d'atteindre leur destination finale, les aliments produits sur les fermes passent le plus souvent par un processus de transformation et de distribution qui génère à son tour un grand nombre d'emplois et d'importants revenus dans l'économie.

Dans cette section :

  • nous suivrons le chemin que doit parcourir un aliment depuis le champ ou l'étable jusqu'à l'assiette

  • nous définirons le système agroalimentaire et en décrirons les acteurs

  • nous expliquerons ce qu'est la transformation alimentaire

  • nous aborderons ce qu'est la distribution alimentaire (les chaînes d'alimentation)

  • nous décrirons le phénomène de concentration de marché et les impacts de la mondialisation sur l'industrie agroalimentaire

  • nous parlerons des solutions qui s'offrent aux agriculteurs du Québec pour obtenir des prix justes et équitables pour leur travail et leurs produits

  • et enfin, nous verrons comment les consommateurs tirent profit de la mondialisation quand il s'agit de leur panier d'épicerie.

  • En résumé
  1. L'ensemble du secteur agroalimentaire québécois représente 433 000 emplois, soit 12 % de la main d'œuvre.

  2. Les grands acteurs du système agroalimentaire sont : les producteurs agricoles, les transformateurs, les distributeurs qui sont aussi les grandes chaînes d'alimentation et les consommateurs.

  3. La mondialisation et la concentration des marchés ont des impacts majeurs sur tous les acteurs du système agroalimentaire.

  4. L'ouverture des marchés constitue une opportunité importante pour les transformateurs et les distributeurs, en plus d'avoir des effets positifs pour les consommateurs.

  5. La libéralisation à tous crins du commerce des produits agricoles pourrait mettre en péril la sécurité et la souveraineté alimentaires des États et de leurs citoyens.

  6. Le panier d'épicerie québécois est l'un des moins chers des pays industrialisés.

  7. En dollar constant, les prix des produits agricoles québécois obtenus à la ferme ont tous diminué depuis 20 ans.
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Citoyens du monde, consommons de façon responsable!
Citoyens du monde, consommons de façon responsable!

Citoyens du monde, consommons de façon responsable

Pour réfléchir au rôle que peut jouer le citoyen dans le contexte de la mondialisation des marchés et de la consommation responsable :

  • nous expliquerons ce qu'est l'autosuffisance alimentaire

  • et enfin, nous donnerons quelques pistes sur le rôle du citoyen.

L'autosuffisance alimentaire et le citoyen

L'un des effets négatifs de la mondialisation est la menace de survie de certaines productions locales attribuable à une concurrence parfois déloyale encouragée par l'entrée des produits étrangers sur les marchés intérieurs. Cette fragilisation des productions locales et nationales menace l'autosuffisance alimentaire, qu'on appelle aussi la souveraineté alimentaire.

On peut définir l'autosuffisance alimentaire comme étant la capacité de satisfaire « tous les besoins alimentaires par la production nationale (...) et de garantir que chaque pays dispose en permanence d'assez d'aliments pour nourrir sa population.

  • En résumé
  1. L'autosuffisance alimentaire d'un pays consiste en sa capacité de satisfaire la majorité ou à tout le moins une forte proportion des besoins de sa population en alimentation grâce à la production locale.

  2. Pour assurer l'autosuffisance alimentaire, il importe d'abord que l'État reconnaisse cette notion et que chaque acteur du système agroalimentaire agisse en citoyen qui a des devoirs, des obligations et des responsabilités qui devraient être répartis entre le citoyen producteur agricole, le citoyen distributeur alimentaire et le citoyen consommateur.

  3. Le citoyen consommateur est le maillon principal du système alimentaire puisque c'est par ses choix que sont déterminés ou conditionnés tous les autres éléments du système. Le citoyen a donc des responsabilités particulières.

  4. Être citoyen suppose de mettre parfois de côté son intérêt personnel, au moins momentanément, au profit de la communauté ou de la société dont il fait partie.

  5. Un citoyen responsable doit, avant de passer à l'action ou de consommer, franchir les étapes suivantes :
    1) s'informer,
    2) réfléchir,
    3) trouver des solutions,
    4) participer.
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